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Protection des données en 2026 : Les prédictions des experts
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Protection des données en 2026 : Les prédictions des experts

Publié  

1/19/2026

Updated  

8
min lecture

Published  

January 19, 2026

by 

Thierry Maout

10 min read
Sommaire

Il est désormais tradition chez nous de commencer l’année en réunissant des experts, chez Didomi comme dans l’ensemble du secteur, et de les inviter à partager leurs prédictions pour l’année à venir.

Cette année, nous avons réuni plus de 20 professionnels de la protection des données et du marketing pour répondre une nouvelle fois à cette question :

Quelle sera la plus grande tendance data privacy en 2026 ?

Nous avons réuni leurs réponses ci-dessous en les regroupant par grands thèmes, avant de conclure l’article avec les réflexions finales de notre CEO.

Note : Les citations présentes dans cet article ont été traduites par notre équipe à partir de l'anglais original. Comme pour toute traduction, certaines nuances ou formulations peuvent différer du texte source. Pour la version la plus fidèle des paroles de ces experts, nous vous recommandons de consulter l'article original.

La privacy et la gouvernance détermineront ce que l’IA pourra faire évoluer à grande échelle en 2026

L’Intelligence artificielle entre dans une phase où l’ambition et la pression sur la rentabilité se heurtent à une surveillance accrue de l’usage des données.

En 2026, la privacy et la gouvernance de l’IA pourraient bien devenir le véritable test de ce que les produits d’IA peuvent faire évoluer de manière responsable. En parallèle, les agents IA et les nouvelles interfaces redéfinissent la façon dont les données sont collectées, faisant des données consenties et de haute qualité un prérequis à la réussite.

2026 sera une année décisive pour l’IA. D’un côté, beaucoup estiment qu’une bulle de l’IA se profile et que cet emballement financier surévalué finira par éclater, emportant ses partisans avec lui. De l’autre, certains pensent que le secteur prendra un virage pragmatique et que les entreprises commenceront à déployer des applications d’IA personnalisées, intégrées et rentables, donnant tort aux sceptiques.

Dans les deux cas, une course féroce à l’IA continuera d’exercer une forte pression sur les entreprises pour accroître leur rentabilité. Beaucoup ne l’ont pas encore réalisé, mais les enjeux de privacy et de protection des données serviront de véritable thermomètre pour évaluer la solidité des mécanismes de gouvernance de l’IA existants.

Dans leur volonté de monétiser à tout prix et de satisfaire les investisseurs, les entreprises ont eu recours à des fonctionnalités notoirement intrusives pour la privacy, comme des interfaces et des feeds inspirés des réseaux sociaux (comme on l’a vu avec Meta's Vibes et OpenAI's Sora 2), ainsi qu’à des promesses de mémoire IA infinie et de personnalisation.

Les lois sur la protection des données et les cadres émergents de gouvernance de l’IA permettront-ils de contenir les abus alimentés par l’IA et de protéger les droits fondamentaux dans une période de pression intense ? Ce sera l’une des tendances les plus importantes à suivre en 2026.


- Luiza Jarovsky, Co-fondateur de la AI, Tech & Privacy Academy

En 2026, la « magie » de l’IA va se heurter à une réalité simple : les agents automatisés ne sont fiables qu’à hauteur de la qualité des données qu’on leur fournit. La grande tendance sera le passage de la simple collecte de données à leur activation proactive pour une consommation par l’IA.

Les entreprises qui tenteront de déployer des agents IA sur des données “sales” ou non consenties se heurteront à des hallucinations et à des risques juridiques, ce qui freinera leur ROI.

Nous devons considérer la gestion du consentement non plus seulement comme un sujet de conformité, mais comme le filtre qualité ultime. La stratégie gagnante consiste à intégrer directement les données First-Party consenties dans la stack data moderne pour alimenter l’IA et obtenir des insights business via les Model Context Protocols (MCP).

La privacy devient un accélérateur business. En fournissant aux LLMs un contexte clair et consenti, les organisations débloquent une activation sûre et puissante : elles transforment les contraintes liées à la privacy en avantage concurrentiel, au service d’une performance tangible et d’une précision marketing automatisée.


- Mathieu Lima, Co-fondateur de EdgeAngel

Je pense que nous vivons un moment à la fois passionnant et unique dans l’évolution de la privacy. L’IA transforme déjà le web et, plus largement, nos comportements et usages digitaux, avec l’adoption massive d’agents IA qui consomment du contenu à notre place et agissent de plus en plus en notre nom. Les entreprises qui ont abordé l’IA non seulement sous l’angle de l’automatisation et de la productivité, mais qui ont aussi anticipé les profondes transformations déjà en cours dans la collecte de données et la privacy, auront une longueur d’avance.

Que deviendra la collecte de données dans un monde où des agents répondront à toutes nos questions sans que nous ayons besoin de consulter une seule source d’information ou un seul site d’actualité ? Que deviendra la collecte de données lorsqu’un navigateur nouvelle génération nous permettra de planifier des vacances en temps réel, sans passer par des comparateurs de vols ou d’hôtels ? En bref : que deviendra la collecte de données (et donc la protection des données) dans un monde où le web devient progressivement une base de données organisée et formatée pour être digérée par des agents IA ?

Toutes ces questions sont fascinantes, et nous aurons probablement quelques éléments de réponse en 2026


- Aurélien De Oliveira, Head of Creative chez Didomi

La protection des données des enfants deviendra une priorité de premier plan

Sur tous les marchés, la protection des données des enfants devient une priorité pour la conformité. Les dispositifs de vérification d'âge et d’identité numérique devraient se développer, alors que la fraude activée par l’IA et les deepfakes augmentent les enjeux autour de la collecte, de la conservation et de l’accès aux données.

En 2026, les contrôles d’âge et le Digital ID en Australie pousseront davantage de services à vérifier l’identité via des scans de visage ou des pièces d’identité officielles. Dans le même temps, les modèles d’IA téléchargeables (open-weight), notamment issus de juridictions à plus haut risque, rendent les arnaques par deepfake moins coûteuses et le code généré par l’IA plus difficile à encadrer.

Alors que les flux de données deviennent difficiles à suivre, les organisations doivent collecter moins, conserver moins et conserver des registres pour chaque accès.


- Chris Brinkworth, Managing Partner chez Civic Data

Je m’attends à ce que les régulateurs se concentrent de plus en plus sur les données personnelles des enfants, notamment en publiant des recommandations sur la manière d’éviter de les collecter et, lorsque cela est nécessaire, d’obtenir le consentement approprié et de les protéger avec le plus haut niveau de sécurité.

Même si je ne suis pas favorable à l'interdiction des réseaux sociaux (pour certains enfants, ils peuvent être leur seul lien avec une communauté), je pense en revanche que les entreprises devraient faire preuve de davantage de vigilance dans la manière dont elles conçoivent leurs pratiques de traitement des données pour ce public en ligne.


Julie Ford, Executive Director de la Digital Advertising Alliance of Canada (DAAC)

Le consentement deviendra la couche de contrôle de l’activation first-party, de la mesure et de la personnalisation

Le consentement évolue, passant d'une bannière à un signal de contrôle circulant entre les canaux, les outils et les interfaces.

À mesure que les identifiants s’affaiblissent et que les écosystèmes se fragmentent, la performance dépendra de la capacité à unifier, gouverner et activer de manière fiable les données first-party consenties à grande échelle, provoquant des changements fondamentaux, de la collecte et du routage des données jusqu’à la personnalisation et à la mesure, qui devront rester défendables, prouvables et utiles.

En 2026, le véritable changement ne viendra pas d’une nouvelle réglementation, mais de la manière dont les écosystèmes technologiques redéfinissent l’opérationalisation du consentement et de la privacy. Avec des interfaces alimentées par l’IA et de nouvelles architectures de navigateurs qui reconfigurent les flux de données, les organisations auront besoin d’outils capables de se connecter à tout : CDPs, environnements server-side, couches de consentement natives des navigateurs et interfaces digitales émergentes.

Chez Didomi, nous voyons notre rôle évoluer et passer d’une solution ponctuelle à une infrastructure privacy intelligente capable de soutenir tout cet écosystème. L’orchestration server-side du consentement deviendra une pierre angulaire de la collecte de données et de l’activation de demain, permettant aux équipes de gérer la privacy avec plus de précision, de résilience et d’innovation que jamais.


- Charlotte Perrin, Director of Customer Success chez Didomi

2026 marque le moment où les organisations commencent à traiter le consentement comme un signal d’orchestration en temps réel, et non comme une case à cocher.

Les canaux vont continuer à se multiplier (CTV, retail media, in-app, clean rooms) et la performance marketing dépendra de plus en plus de votre capacité à unifier et activer le consentement de manière cohérente sur tous les points de contact.

Le prochain avantage compétitif ne sera pas “plus de data”. Ce sera une data mieux orchestrée, consentie et qui circule de façon fluide à travers l’écosystème.


- Frank Ducret, VP Ecosystem EMEA, Strategic Partners chez Didomi

En 2026, la privacy cessera d’être une simple couche de conformité et deviendra une véritable architecture de revenus.

À mesure que la perte de signal s'accélère et que les systèmes basés sur l'IA exigent des données plus propres, les entreprises se rendront compte que le consentement n'est pas une contrainte, mais le dernier signal fiable qui leur reste.

Les gagnants ne seront pas ceux qui collecteront le plus de données, mais ceux qui seront capables d'activer les données consenties de manière cohérente, à grande échelle, sur le server-side, l’IA et les canaux émergents. La maturité de la privacy sera directement corrélée à la performance de croissance.


- Raphaël Boukris, Chief Revenue Officer et co-fondateur de Didomi

2026 sera l’année de l’adoption de masse des technologies de server-side tagging.

Aujourd’hui, l’adoption se situe encore autour de 30–40 % parmi les 1 000 premiers sites web par pays, mais le point d’inflexion est évident. Le ROI n’est plus un sujet de débat : la technologie est stable, fiable et ses cas d’usage orientés performance (comme l’enrichissement et la transformation de la data) libèrent désormais toute sa valeur.

En 2026, les entreprises qui ne sont pas encore équipées vont accélérer leur adoption. Celles qui ont initialement construit du server-side en interne se tourneront de plus en plus vers des spécialistes pour traiter des sujets plus avancés comme l’ITP d’Apple, les adblockers et les problématiques liées aux bots. Une chose est sûre : Didomi et Addingwell sont prêts à accompagner chaque étape de ce parcours.


- Romain Baert, CEO et co-fondateur de Addingwell by Didomi

D’ici 2026, la personnalisation des parcours ne gagnera pas en étant plus agressive ou plus transparente, mais en étant plus défendable.

À mesure que la personnalisation pilotée par l’IA se déploie dans le cadre de l’AI Act de l’UE, l’enjeu ne consistera pas à expliquer chaque décision aux utilisateurs. La transparence de l'interface utilisateur atteindra rapidement ses limites cognitives. Au contraire, les expériences réussies reposeront sur des signaux de confiance minimaux pour les humains et sur une auditabilité approfondie pour les machines.


- Amaury Ortolland, Co-fondateur & Head of Innovation chez Welyft

Face à la fin des cookie tiers, à l'augmentation des coûts d'acquisition et aux défis permanents de rentabilité, le verdit est sans appel : avec leurs données, les marques sont assises sur une mine d'or inexploitée.

La clé ne réside plus dans la simple collecte, mais dans l’activation intelligente de données First-Party consenties. Il est indispensable de casser les silos entre Technology, Legal et Marketing pour injecter ces données qualifiées directement dans les plateformes média et permettre aux algorithmes d’optimiser efficacement.

Ce changement de paradigme transforme la conformité en un véritable moteur de performance. Dans ce contexte, 2026 sera sans aucun doute l’année d’une exploitation réfléchie et mesurée des données propriétaires !


- Jonathan Dupasquier, Deputy CEO chez M13h (part of Cosmo5)

La privacy européenne évoluera sous l’effet des réformes et des enjeux de souveraineté

En Europe, 2026 s’annonce comme une année marquée par une dynamique de réforme (voir l’initiative Digital Omnibus), qui viendra s’ajouter à une application déjà bien engagée.

La souveraineté et les transferts de données transfrontaliers seront des points de tension majeurs, et les définitions de ce qu’est une donnée personnelle ainsi que la manière d’exprimer le consentement (y compris via des signaux lisibles par machine) seront au cœur des discussions.

Je pense que les différents changements potentiels liés au Digital Omnibus seront de loin les plus importants en pratique. À plus grande échelle, la relation entre l’UE et les États-Unis déclenchera aussi de nombreux mouvements autour de la “souveraineté”, mais potentiellement aussi des perturbations et de nouvelles possibilités.

- Max Schrems, Chairperson de noyb

En Europe, 2026 sera l’année qui suivra la communication autour du Digital Omnibus, une proposition destinée à unifier et harmoniser plusieurs lois sur la protection des données. Si les entreprises devront surveiller de près les changements potentiels à venir, elles devront parallèlement rester concentrées sur l'application toujours en cours, et de plus en plus automatisé, du RGPD et des lois ePrivacy/cookies par les autorités de protection des données.

Avec le contexte géopolitique international actuel, les entreprises européennes devront également garder un œil attentif sur le sujet spécifique des “transferts de données”. Des signaux récents montrent que le Data Privacy Framework pourrait être fragilisé, et qu’une nouvelle situation de type “Schrems II” doit être anticipée.


- Louis-Marie Guérif, Digital Ethics Officer at Piano

La plus grande tendance en matière de protection des données en 2026 sera une réévaluation sérieuse des données détenues par les organisations pour distinguer celles qui sont véritablement des données personnelles, celles qui ne le sont clairement pas et celles qui se situent entre les deux. C’est l’occasion de s’éloigner des hypothèses et des conclusions hâtives pour revenir à l’essence même de la protection des données : la protection des données personnelles.

- Peter Craddock, Partner - Data/Cyber/Tech Law chez Keller and Heckman LLP

En 2026, l’écosystème adtech devra suivre de très près le package Digital Omnibus de la Commission européenne, qui s’attaque aux défis persistants de la fatigue du consentement à travers des réformes fondamentales de la Directive ePrivacy.

Le mécanisme clé consiste à transférer les dispositions pertinentes de l’Article 5(3) de la Directive ePrivacy dans le RGPD via un nouvel Article 88a, afin d’intégrer pleinement le traitement des données personnelles issues des équipements terminaux dans le cadre réglementaire du RGPD, tout en préservant les protections ePrivacy existantes pour les données non personnelles. Les responsables de traitement feront face à de nouvelles exigences opérationnelles : ils devront notamment proposer des mécanismes de refus en un clic… Deux finalités bénéficieront d’exemptions à l’obligation de consentement, dont la création d’une mesure d’audience agrégée pour l’usage propre du responsable de traitement.

L’innovation la plus significative, même si elle s’inscrit dans un horizon plus long terme, viendra de l’Article 88b sur les mécanismes automatisés de consentement. Les responsables de traitement devront permettre aux personnes concernées de donner ou refuser leur consentement via des signaux lisibles par machine, tandis que les fournisseurs de navigateurs web (hors SMEs) devront mettre à disposition les moyens techniques permettant aux utilisateurs de transmettre ces préférences.

Ces changements ne devraient toutefois pas protéger le secteur d’une surveillance réglementaire continue, qui façonne depuis des années déjà l'application européenne en matière de protection des données.


- Willy Mikalef, Partner chez Bird & Bird

En 2026, le Digital Omnibus occupera beaucoup d'entre nous Alors que le trilogue est en cours, une vive bataille d’influence se dessine déjà autour de certains des sujets RGPD et ePrivacy les plus sensibles. Pour les juristes, cela a un goût familier, presque un moment “pré-RGPD” à nouveau, où l’expertise juridique redevient brièvement tendance au sein des entreprises.

Didomi sera à l’avant-garde de ces discussions, en contribuant activement à chaque débat et consultation tout au long de l’année à venir.


- Thomas Adhumeau, Chief Privacy Officer chez Didomi

La privacy va continuer à s’accélérer aux Etats-Unis, avec plus d'application et des attentes plus élevées

Aux États-Unis, la direction est claire : plus de lois, mais surtout une application plus sérieuse et des attentes plus élevées quant à la manière dont les droits liés à la protection des données fonctionnent de bout en bout.

Les régulateurs et les plaignants vont au-delà d’une conformité de façade pour s’intéresser aux réalités techniques, notamment sur la minimisation des données, les contrats et la manière dont les opt-outs et les signaux circulent réellement entre les systèmes. En résultat, un marché où la gestion du risque imposera des expériences plus strictes et une rigueur opérationnelle accrue, même lorsque la loi ne l’exige pas explicitement.

La clé d’une tendance, c’est de la voir avant qu’elle ne devienne une tendance. L’action engagée par le procureur général de Californie contre Healthline montre que les régulateurs appliquent désormais ce qu’ils considèrent comme les attentes raisonnables des consommateurs, ce qui fait partie de la norme de minimisation des données en Californie et au Colorado.

De la même manière que nous continuons à voir, en Californie, des actions portant sur l’absence de contrats comportant des clauses sur les protection des données, je soupçonne que la minimisation des données sera la prochaine étape. Beaucoup d’organisations vont devoir évaluer ou réévaluer avec soin si leurs services entrent dans ce cadre, et de quelle manière.


- Michael Hahn, Executive Vice President & General Counsel à l'IAB et l'IAB Tech Lab

Ce sera l’année où l’application réglementaire aux États-Unis entrera vraiment dans les détails. Une conformité de surface ne suffira plus.

Les régulateurs, notamment en Californie, insistent sur l’importance de mettre en œuvre les droits des consommateurs de manière correcte et exhaustive sur le backend, d’un point de vue technique. Cela signifie notamment s’assurer que les signaux GPC sont respectés et que les opt-outs circulent bien entre les plateformes et les points de contact consommateurs, tout en disposant d’une compréhension complète de chaque tierce partie à laquelle des données personnelles sont vendues ou partagées de manière continue, ainsi que des relations contractuelles appropriées et des capacités de signalisation d’opt-out correspondantes.

Les régulateurs examineront les flux de données en profondeur, et ils s’attendront à ce que les organisations soient capables d’en faire autant. Mieux vaut donc tout mettre en ordre : les questions difficiles arrivent.


- Julie Rubash, General Counsel and Chief Privacy Officer chez Sourcepoint by Didomi

Nous allons continuer à voir les États-Unis évoluer vers un régime d’opt-in de facto, non pas à cause d’une réglementation unique, mais plutôt par un effet d’accumulation.

Entre l'application du CIPA, les affaires VPPA, les contentieux liés à la protection des données des enfants et les tendances générales en matière de protection des consommateurs, nous atteindrons un point de bascule où plus de 50 % des sites web américains afficheront des messages de consentement demandant un opt-in explicite, même lorsque ce n’est pas légalement requis. Ce mouvement ne sera pas piloté par la réglementation, mais par la gestion du risque à grande échelle.

- Brian Kane, Co-founder and Chief Operating Officer chez Sourcepoint by Didomi

2026 s’annonce comme un tournant. Avec l’arrivée enfin concrète de l’application des opt-outs universels dans les navigateurs aux États-Unis, nous pourrions voir se réduire la fracture historique entre les attentes américaines et européennes en matière de protection des données. À mesure que de nouveaux canaux de consentement gagnent en maturité, du mobile à la CTV en passant par le server-side, tout l’écosystème sera poussé à repenser la manière dont les données autorisées sont suivies et gérées. Savoir précisément quand, où, pourquoi et comment le consentement a été recueilli passera d’un simple détail opérationnel à un avantage stratégique.

Cette clarté deviendra essentielle à mesure que le secteur évolue vers une exécution server-side et des interactions pilotées par l’IA, où les choix des utilisateurs devront être cohérents, transparents et vérifiables sur chaque point de contact.


- Jeff Wheeler, VP of Product chez Didomi

Mot de clôture de notre CEO

Notre CEO, Romain Gauthier, conclut l’édition 2026 de cette table ronde avec ses propres prédictions, en soulignant l’importance de la standardisation :

En 2026, je m’attends à voir les standards privacy continuer à émerger et à gagner en traction.

La fatigue du consentement et l’adoption de l’IA par les utilisateurs pousseront les régulateurs à encourager les marchés à construire de nouveaux standards (voir la Commission européenne et le Digital Omnibus). La standardisation sera l’un des leviers les plus importants pour réduire la complexité et rendre la conformité plus simple à déployer à grande échelle pour les entreprises.

C’est aussi, à mes yeux, le seul chemin viable pour faire évoluer à grande échelle la privacy, la confiance et une innovation data responsable dans tous les secteurs et toutes les régions, raison pour laquelle Didomi entend jouer un rôle actif. A suivre.


- Romain Gauthier, CEO et Co-fondateur de Didomi

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Thierry Maout
Lead content manager at Didomi.
Managing content at Didomi. I love reading, writing, and learning about data privacy, technology, culture, and education.
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